Le compte à rebours se poursuit

Semaine 30, 2010-05-24

La Loi 90 est adoptée
samedi 29 mai 2010 par Hubert Simard

Le lundi 24 mai

Le dossier de la station de ski Montjoye n’est pas fermé. Neuf personnes s’activent pour présenter une proposition de d’achat des équipements de ski selon Jonathan Custeau de La Tribune. Il rapporte les propos de la porte-parole Judith Simoneau-Roy. Le groupe dispose de trente jours pour déposer une proposition qu’ils évaluent au niveau de 650 000 $.

Le fait que la municipalité de du Canton d’Hatley se soit engagée à acheter les terrains leur donne de l’espoir. Si l’offre est acceptée par Serge Couture, le groupe lancera un projet de coopérative pour prendre en charge le projet.

Le mardi 25 mai Adoption de la Loi 90

Après son passage en commission parlementaire, l’adoption du projet de Loi 90 concernant le parc national du Mont-Orford est une formalité.

La Loi est adoptée à l’unanimité à 16 h 10.

Un article suivra avec le bilan de la démarche parlementaire.

Le mercredi 26 mai 2010

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Communiqué Victoire !
SOS Parc Orford

SOS Parc Orford lance son communiqué intitulé Victoire ! Les 459 hectares sont réintégrés. La coalition avait maintenu un profil bas à la suite de l’annonce du projet de Loi 90, qui lui convenait. Elle espérait qu’il soit adopté sans modification. Les amendements étudiés en commission parlementaire avaient suscité des inquiétudes sans pour autant relancer la bataille. Tout en rappelant le parcours de la coalition et en remerciant tous les partenaires et les sympathisants, on annonce la fin du regroupement, la mission ayant été remplie. La coalition tiendra une dernière rencontre des sympathisants, le 11 septembre prochain, pour mettre fin à ses activités.

Le Reflet-du-Lac met en évidence l’adoption de la loi. « Orford : le projet de loi 90 est adopté ». « SOS Parc Orford peut maintenant célébrer pour ensuite se saborder » titre le Journal de Sherbrooke. « SOS Parc Orford remporte sa bataille » est le titre retenu par La Tribune pour l’article de Jean-François Gagnon.

Le retour des 459 hectares des terres soustraites du parc national du Mont-Orford par le gouvernement Charest est manifestement le point central de cette loi. L’ex-député libéral du comté d’Orford, Robert Benoit, s’exprime au nom de la coalition. Il a été au coeur de cette bataille depuis 2006 qui l’a conduit à confronter sa famille politique. Il s’exprime avec retenue, selon les propos rapportés par La Tribune. « On peut crier victoire, je pense... Ç’a été une bataille incroyablement difficile... On a été accusé d’à peu près n’importe quoi... »... le gouvernement a « un peu avoué qu’une erreur a été commise ici et à Québec en 2006. ».

Sur la reconnaissance de l’erreur, la ministre Beauchamp souligne que le premier ministre Charest a déjà reconnu qu’il « ne referait pas une telle chose ».

Jean-François Gagnon s’entretient aussi avec l’ex conseiller municipal et candidat à la mairie, Alain Vanden Eynden, sur l’événement annuel de la Flambée des couleurs, du 19 septembre au 11 octobre. L’activité, du côté du Mont-Orford, ne sera pas perturbée, peu importe les résultats de l’appel d’offres.

Le jeudi 27 mai 2010

Le chroniqueur de La Tribune, Luc Larochelle, commente le dossier du Mont-Orford, à sa façon, avec un mélange d’ironie et de questions lourdes de sens. Il renvoie dos à dos SOS Parc Orford et le gouvernement Charest. Il se moque de l’affirmation de SOS Parc Orford : « le respect de de l’intégrité écologique et territoriale du parc est maintenant assuré », en invitant le lecteur à regarder le massif du Mont-Orford en face.

Il reconnaît le gain d’avoir évité la « bêtise » de la division idéologique et bureaucratique entre les terres dont la conservation doit être stricte et celles qui peuvent accommoder une vocation partagée entre la conservation et la récréation. Il reconnaît également l’erreur, admise par le premier ministre Charest, de la privatisation de la montagne.

Par contre, il entretient les doutes sur la sagesse d’avoir complètement fermé la porte au développement immobilier des 80 hectares au bas des pentes. Il se demande si la station touristique pourra survivre autrement.

L’usure de quatre années de débats fait son chemin. « De toute façon, c’est le temps que ça finisse , qu’on cesse d’avoir une pareille fixation. De faire de la protection d’un parc une question de vie ou de mort ».

Larochelle conclut avec la perspective suivante : « Le parc du Mont-Orford est précieux. Maintenant qu’il est sauvé, pourrions-nous enlever nos ornières ? Il y a tellement plus à protéger.


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