Le compte à rebours se poursuit

Semaine 46, 2010-02-01

Le monorail de Vertendre
vendredi 5 février 2010 par Hubert Simard

Mardi 3 février 2010 : Vertendre présente sa vision du lien avec le Mont-Orford

Un concept « futuriste », un impact environnemental minimisé

On savait que le lien entre le projet Vertendre et le sommet du Mont-Orford était un facteur de succès du projet immobilier. Avec l’apparition du Club Med dans le paysage, le lien est devenu une condition essentielle.

Toutefois, on ne savait pas quelle forme prendrait ce projet ni quels seraient les coûts de cette installation. L’article de Vincent Cliche dans le Reflet-du-Lac [1] donne les détails du lien projeté. Sous le titre Vertendre propose un tracé peu dommageable Jean-François Gagnon reprend la nouvelle dans La Tribune du mercredi.

Dans une autre annonce médiatisée, le promoteur de Vertendre, Alain Chagnon, expose son choix de technologie et de parcours, avec une évaluation budgétaire des coûts du projet.

Les technologies de télésiège ou de télécabine n’ont pas été retenues pour deux raisons : l’importance du déboisement pour la mise en place des installations et leur faible attrait touristique.

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Tschuggen Express

La technologie retenue est celle du monorail avec un support au niveau du sol. Le nombre de cabines pouvant accommoder huit personnes peut-être ajusté et l’opération est contrôlée par les passagers, à la manière d’un ascenseur. Le produit est réalisé par une petite entreprise autrichienne qui a réalisé un prototype et un projet pour le Tschuggen Grand Hotel, à Arosa, en Suisse. Le monorail a connu des ennuis techniques qui ont entraîné la faillite du manufacturier. Ce dernier a relancé l’entreprise mais il n’a pas de nouvelles réalisations à son crédit.

Le parcours emprunté serait celui de la ligne électrique qui monte au sommet du Mont-Orford. L’utilisation de cette emprise permettrait de réduire le déboisement à une superficie de 1 200 mètres carrés.

Le coût du projet est évalué à l’intérieur d’une fourchette variant entre 5 et 7 millions de dollars.

Le concept fait preuve d’une volonté de réduire l’impact environnemental. Le passage à l’intérieur du parc national du Mont-Orford sera soumis aux critères d’évaluation imposés par la Loi sur les parcs, contrairement aux projets sur les terres distraites du parc par la Loi 23.

Les coûts de ce projet sont comparables aux coûts de 6 millions de dollars investis dans le remonte-pente avec gondoles par André L’Espérance. C’est cet investissement qui a entraîné la station de ski sur la voie de déficits insurmontables. On imagine mal qu’un nouvel investissement, du même ordre de grandeur, contribue à la vitalité financière de la station de ski. L’utilisation de cette installation à des fins touristiques nuirait même à la rentabilisation du remonte-pente du Mont-Orford, notamment dans la période des couleurs d’automne, qui est très rentable pour la station de ski.

Indépendamment de la qualité du projet Vertendre, il est difficile de croire qu’il puisse générer l’achalandage nécessaire à sa viabilité financière par l’ajout d’équipements coûteux. Nous ne sommes plus à l’époque du « build it and they will come ».

[1Une télécabine sur rail pour entretenir le lien entre Orford et Vertendre, Vincent Cliche, Article mis en ligne le 3 février 2010 à 5:37


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